Politique

Faut-il se satisfaire de la normalité ? Et si on privilégiait l’ambition ?

J’aimerais rebondir avec vous sur cette phrase d’Emmanuel Macron : il « faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires ». Cette petite phrase, qui serait passée comme allant de soi partout ailleurs, a déclenché chez nous des réactions typiquement franco-françaises.

  • Car la France a ses tabous…

L’argent, c’est mal. Les riches, on n’en veut pas. La réussite, non merci.

« Macron se démasque, l’homme des milliardaires. Déjà que la France en a de trop et trop de pauvres en même temps », écrivait Gérard Filoche (PS) sur Twitter.

« L’appât du gain des milliardaires, etc, ce n’est pas tout à fait ma tasse de thé », observait Jean-Christophe Cambadélis (PS) sur RTL, ajoutant au passage : « Je ne sais pas si c’est le conseil qu’il faut donner aux jeunes Français ».

Pierre Laurent (PC), a qualifié sur France Info de « ridicule » la déclaration du ministre de l’Economie. « Le projet auquel les Français sont restés attachés, reste fondamentalement un projet de développement solidaire », « où l’égalité fait partie intégrante du système » déclarait Pierre Laurent (PC) sur France Info. « Des milliardaires, nous en avons »… « C’est bien le problème ». « Nous avons au CAC 40 des gens qui s’engraissent » et « ça produit la crise, la pauvreté, les inégalités » surenchérit-il.

Yves Jégo (UDI) s’est contenté de mentionner la déclaration de François Hollande : « J’aime pas les riches » …

  • Peut-être avez-vous des enfants ou petits-enfants ?

Est-ce là le discours que vous leur tenez lorsqu’ils s’imaginent  réussir comme Einstein, devenir Président de la République, inventeur de génie ou voulant devenir très riche pour pouvoir s’offrir une Ferrari rouge et faire des cadeaux à maman ?

Pour ma part, je préfère leur dire que tout est possible, même leurs rêves les plus fous. QU’ils doivent « s’y accrocher ».

Pourquoi diable devrais-je les rabaisser à la normalité ? Au contraire, j’aime qu’ils se passionnent et qu’ils se projettent positivement dans l’avenir, loin devant.

La première chose qu’on devrait apprendre à l’école aux enfants, c’est la confiance en soi. Apprendre aux enfants à croire en eux, à croire en leurs rêves et leur potentiel de réalisation. Leur enseigner que l’échec est un jalon aussi nécessaire que sain et que l’expérimenter fait avancer ; qu’aucun échec ne doit ébranler la volonté.

Rien dans ce monde ne se fait sans confiance en soi et volonté. Si vous ne croyez pas dans vos projets, quels qu’ils soient, ils ne se réaliseront pas. La « foi » est ici un ingrédient important.

Donc avoir confiance en soi, croire en soi et en ses capacités, être convaincu qu’on peut soulever des montagnes pour réaliser ses rêves…. nos enfants et nous-mêmes devrions baigner dans cet état d’esprit. C’est justement cet état d’esprit que défend J’Agis ! (lien vers pack reussite) dont la vocation est de donner à chacun les moyens de se « réaliser ».

Mais il y a autre chose qu’on pourrait enseigner à l’école : apprendre aux enfants à se fixer des objectifs et à détailler les moyens qui permettront de les atteindre. Avoir un rêve ne suffit pas pour le réaliser, il faut se fixer des objectifs précis, les imaginer dans les moindres détails, s’en imprégner et savoir quel chemin emprunter pour y accéder.

Si vous savez exactement où vous voulez aller et comment, que vous avez foi en vous et que êtes convaincu que vous réussirez, vous mettez toutes les chances de votre côté pour réussir. A condition de travailler d’arrache-pied, savoir prendre des risques et saisir les opportunités.

  • Aujourd’hui, le discours ambiant pourrait être…

… «  Imaginez », « croyez en vous », « osez », « réalisez-vous », « ayez de l’audace », « foncez », quel que soit le domaine (perso, pro, associatif, social, sportif, artistique…). Chacun peut faire, à son niveau, des choses magnifiques et grandioses, ambitieuses mêmes ; dans tous les domaines de sa vie. Mais trop souvent nous ne le savons pas, ou nous nous en croyons incapable. Quel dommage !

Il faut oser croire en soi et réveiller les passions, les rêves, les envies d’aventures qui dorment en nous pour les faire « devenir réalité ». C’est ça la raison d’être de J’Agis ! (lien vers pack reussite).

Et s’il y a bien une catégorie de personnes qui a le plus besoin de rêver et de s’imaginer réussir dans ce monde délabré dans lequel ils sont les victimes les plus criantes d’un système totalement construit sans eux, ce sont bien les jeunes.

Alors oui, j’ai envie de leur dire que tout est possible ; qu’il faut être ambitieux et qu’ils peuvent réussir quel que soit leur niveau, milieu, origine. Aujourd’hui, plus que jamais.

Nous vivons dans un monde en pleine mutation. Or, de tous temps, les périodes de grandes mutations ont offert les plus grandes opportunités, encore faut-il être là pour les saisir. C’est maintenant ! Pourquoi se satisfaire de la médiocrité quand on peut tellement plus ? Pourquoi brider ses rêves à cause du « qu’en dira-t-on » ? Pourquoi brimer les motivations et clouer au pilori les grandes ambitions ? Au nom de quoi ? De l’égalité ? Des tabous concernant « l’argent » ?

La solidarité, la vraie, est essentielle ; les Français y sont très attachés. Mais doit-on s’imposer une forme de « nivellement » au nom de la normalité, de l’égalité ? Et comment sauver cette solidarité si nous nous refusons à créer de la richesse et donc (« dégât collatéral » !) des riches…

Voilà qui mérite réflexion.

Nous avons besoin d’ambition, de confiance, de réussite, de volonté d’entreprendre. Et ceci ne pourra venir que des Français eux-mêmes, de vous. Pas de l’Etat impécunieux qui, faute de moyens, sera amené progressivement à réduire son périmètre d’intervention (pour se désendetter et soutenir ses fonctions régaliennes).

Solidarité, désendettement, fonctions régaliennes… les besoins sont grands. Alors voyons grand !

A propos de l'auteur

Isabelle Mouilleseaux

Isabelle Mouilleseaux travaille aux Publications Agora. Passionnée depuis toujours par les marchés financiers, elle investit notamment dans les mines et sur le marché options US et connaît bien le marché des matières premières, ayant longtemps rédigé l'Edito Matières Premières. Elle est aujourd’hui co-rédactrice en chef de Libre d’Agir.
Vous trouverez ses articles sur les sites Libre d’Agir, Agora Formation et La Quotidienne de la Croissance.

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