Cryptomonnaies

De mon premier téléphone à la génération Bitcoin

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Yann Boutaric
Ecrit par Yann Boutaric

C’était au début des années 2000, j’étais au collège et le téléphone portable faisait son apparition dans les cours de récré.

Autour de moi fleurissaient chaque semaine des Nokia 3310 aux coloris toujours plus excentriques et aux sonneries toujours plus élaborées. Le jeu du serpent, Snake, premier vrai jeu vidéo à succès sur mobile, monopolisait les conversations.

Emporté par le phénomène, j’empruntais à mes amis l’objet du désir pour me joindre à la frénésie ambiante et prendre part à cette course exaltante vers les meilleurs scores.

Car mes poches, quant à elles, restaient désespérément vides.

De retour chez mes parents, c’était tous les soirs la même rengaine :

– « Je peux avoir un téléphone portable ?
– Pour quoi faire ? répondaient invariablement mes parents.
– Tous mes copains en ont un… »

Je n’étais pas prêt pour les concours d’éloquence, j’en conviens. Mais même lorsque mes arguments ont pris, avec le temps, un peu plus d’épaisseur, la sentence restait irrévocable.

Il faut dire que la génération de mes parents, pour sa grande majorité, a rapidement considéré le succès des téléphones portables comme un feu de paille. Il y avait des téléphones fixes, cela avait toujours très bien fonctionné, et personne ne voudrait se trimballer avec cet objet constamment sur soi.

Le téléphone portable, c’était un gadget, un truc pas vraiment sérieux. A l’époque, ils avaient sans doute raison – et je ne leur en veux surtout pas !

Mais lorsque j’eus économisé assez d’argent pour en acheter un, ils ont bien dû s’incliner : leur fils, dernier original à préserver son honneur, avait fini par succomber comme les autres.

Quelques temps plus tard, ma mère, qui n’en avait pas l’usage professionnellement, a fait de même.

Ils auraient peut-être pu s’en passer : au reste, mes parents utilisent encore en priorité leur téléphone fixe et n’ont pas encore passé le cap du smartphone. Mais un jour, on finit tous par dire : « Parce que tout le monde en a ».

N’attendez pas que tout le monde ait des crypto-monnaies

Aujourd’hui, d’après l’Insee, 100% des jeunes de 16 à 29 ans ont un portable. Et ils ne peuvent plus s’en passer. Pour les « vieux » de cette génération, tout a commencé avec Snake dans une cour de collège.

Et chaque nouvelle génération s’est appropriée un peu plus cet outil. De la même manière, ma génération a grandi en même temps qu’Internet. Celle de mes parents a dû s’adapter, notamment dans le cadre professionnel. Et la suivante est née avec, et ne peut même pas imaginer un monde sans.

Vendredi dernier, un sondage pour les Echos d’Odoxa-Linxea sur les crypto-monnaies a attiré mon attention. On y apprend qu’un Français sur 10 « seulement » a déjà cherché à acheter du Bitcoin, ce qui est une bonne nouvelle pour nous qui voulons nous positionner avant l’étape 3 décrite par James Altucher.

Mais c’est surtout sur les résultats de la tranche des 18-24 ans que je me suis focalisé :

– Un quart des 18-24 ans envisagent d’acheter du Bitcoin,
36 % pensent que les crypto-monnaies remplaceront un jour les monnaies officielles
– et 49 % estiment qu’elles représentent un investissement rentable.

Cette génération est en train de grandir avec les crypto-monnaies et, indéniablement, elle commence à les adopter. La suivante naîtra-t-elle avec ?

Les GAFA ne s’y trompent pas

Rien de plus générationnel que les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). J’ai grandi avec mais j’ai toujours été impressionné par leur propension à se renouveler pour s’adapter aux générations suivantes. Et à la tendance.

Bien entendu, les crypto-monnaies commencent à beaucoup les intéresser.

Facebook, par exemple, a annoncé début janvier par l’intermédiaire de son PDG Mark Zuckerberg qu’il allait réfléchir aux « aspects positifs et négatifs des crypto-monnaies » et chercher à « savoir comment les utiliser au mieux ».

Chaque année depuis 2009, Zuckerberg choisit un sujet sur lequel plancher pendant les prochains mois. Pour 2018, ce sera donc les crypto-monnaies, et ses recherches ont déjà l’air bien avancées.

Chez Amazon, le leader mondial du e-commerce qui intéresse particulièrement James Altucher, on a pris soin début novembre de déposer plusieurs noms de domaines liés aux crypto-monnaies, comme « amazoncryptocurrency.com »…

L’entreprise eBay quant à elle a déjà annoncé publiquement qu’elle réfléchissait à accepter certaines crypto-monnaies comme moyen de paiement.

Et d’autres sociétés telles que Kodak ou Telegram ont lancé ou vont lancer leur propre crypto-monnaie.

Ensuite, c’est un cercle vertueux. Plus on pourra payer en crypto-monnaies, plus les gens en auront. Plus les gens en auront, plus les paiements en crypto-monnaies seront acceptés.
Et bientôt, quand je demanderai à mes parents pourquoi ils en ont, ils répondront : « Parce que tout le monde en a. »

Les replis sont des aubaines

Ces derniers jours, les annonces successives par la Chine et la Corée du Sud de nouvelles réglementations sur le marché des crypto-monnaies ont fait chuter les cours. Dans la foulée, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé avoir confié à Jean-Pierre Landau, ancien gouverneur de la Banque de France, une mission sur les crypto-monnaies. Il aura pour objectif de proposer des évolutions sur leur réglementation.

Pour nous, cela signifie deux choses :

– Les réglementations pourraient rassurer les masses ;
– Les replis sont des aubaines.

Encore faut-il savoir s’y retrouver parmi ces crypto-monnaies dont 95 % sont des arnaques. James Altucher vous révèlera sa méthode le vendredi 2 février.

Et vous pourrez profiter pleinement de la prochaine explosion… Avant que tout le monde ne le fasse.

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